Le projet de 2009

EN 2009, la ville de Mennecy est desservie par des antennes placées sur le château d’eau. SFR et Bouygues y sont sur les 3 bandes de fréquences et sur 360°, Orange n’utilise que le 900 Mhz et sur 240° seulement. La première installation remonte à 1993, la dernière installation, par Bouygues, a été faite en novembre 2008, avec une autorisation de travaux accordée en 2006.

Orange a sollicité la municipalité dans le 2ème semestre 2008 pour réveiller un projet né fin 2001 : améliorer la couverture du sud de Mennecy en montant un nouveau relais « au milieu du sud de Mennecy ». SFR a approché la ville 3 semaines plus tard, pour la même raison. A partir de ce moment, la municipalité a demandé à ces 2 opérateurs de colocaliser leurs 2 projets, ce qu’ils ont immédiatement accepté. A partir de ce moment, nous avons UN projet mené par DEUX opérateurs. Ce n’est pas le projet de la mairie, mais celui de DEUX opérateurs.

Plus récemment, en juin 2009, Bouygues a aussi exprimé l’intention d’investir sur le sud de Mennecy. Comme pour le deuxième opérateur, la ville a demandé à cet opérateur de coopérer sur un projet commun et sur un seul site. Le projet devient plus à peine plus complexe pour le génie civil, mais les démarches administratives et de concertation s’en trouveraient simplifiées. Avec cette demande, Bouygues a déjà exprimé par écrit son intention de suivre les préconisations issues du “Grenelle des ondes”, dès qu’elles seront connues.

La couverture en services de téléphonie mobile est en effet peu satisfaisante au sud de la colline de la Verville et un nouveau relais améliorerait significativement cette situation, à peu près identique pour les 3 opérateurs. Pour s’en convaincre, consulter les cartes de couverture mises à disposition par Orange.

 Cartes de couverture

 L’enjeu de ce projet est clairement celui de la qualité de la couverture pour une poche de population aujourd’hui mal ou pas desservie par la téléphonie mobile. Les opérateurs sont en effet engagés par une obligation de résultat, au titre de la licence d’utilisation des fréquences radio qui leur sont attribuées. C’est aussi un enjeu physique, puisque en augmentant le nombre de relais, on fait travailler les téléphones mobiles avec des puissances réduites.

La réunion du 29 juin 2009 entre les 7 Afuls, les ASLs des Breguet, la mairie et les 3 opérateurs l’a clairement exprimé, et cette explication est appuyée par la présentation faite par Orange au cours de cette réunion.

Présentation Orange du 29 juin 2009

Pendant cette réunion, Bouygues nous a apporté une présentation intéressante à propos de la relation entre la puissance d’émission des mobiles et la distance aux antennes relais. Un essai concret a été mené dans la ville de Joinville Le Pont, en mesurant la puissance d’émission des mobiles, le champ électrique ambiant et la qualité de la connexion, d’une part avec le relais du centre ville en marche, et d’autre part avec ce relais éteint. Dans les 2 cas, les téléphones mobiles fonctionnent, mais si le relais est éteint, c’est avec presque 3 fois plus de puissance rayonnée et un champ électrique diminué d’une valeur négligeable.

Présentation Joinville Le Pont

Ramenée à Mennecy, la question sur l’opportunité d’un nouveau relais devient celle du niveau d’exposition des riverains du château d’eau s’il faut arriver à atteindre le sud de la ville. Il y a en effet beaucoup de demandes venant du sud de la ville pour y améliorer le fonctionnement des portables et il est pertinent de se demander si une augmentation de la puissance des antennes du château d’eau, éventuellement combinée avec la construction d’un mât, serait une bonne solution.

Une antenne relais, qui décide et quoi?

La procédure à suivre est définie à l’échelle nationale, elle n’est pas spécifique à Mennecy. Cette procédure a été négociée entre les opérateurs et l’association des maires de France, elle est encadrée par des décrets.

Les premières formalisations ont émergé en 2004 avec un guide des bonnes pratiques convenu entre les opérateurs et l’association des maires de France.

Guide des bonnes pratiques antennes relais 2004

Ce guide a évolué avec l’expérience, il est devenu un memento à l’usage des maires en 2007.

Memento à l’usage des maires

L’association des maires de France a aussi édité, en 2007, un guide des relations entre opérateurs et mairies.

Guide des relations maires opérateurs

Enfin, un bon résumé a été édité par l’association française des opérateurs de mobile (AFOM)

Une antenne près de chez moi

Une antenne relais pour téléphones mobiles, est-ce dangereux?

C’est une bonne question, puisque les grandes peurs provoquées par l’amiante, par la vache folle ou encore par les pesticides incitent à la prudence. L’usage du téléphone mobile est en essor rapide depuis peu de temps, moins de 20 ans, et on peut effectivement se demander si des problèmes de santé publique n’apparaîtront pas plus tard, du fait d’un phénomène inconnu il y a quelques années.

Ce n’est pas à Mennecy que cette question a été soulevée, et les réponses existent déjà.

La question porte en effet sur l’influence des champs électromagnétiques sur la santé de la population, et cette question a émergé dès l’apparition des moteurs électriques, il y a plus de 100 ans, puis des émetteurs radios (presque 100 ans) et leurs généralisations tant au travail que dans les lieux de vie.

Ainsi l’INRS, Institut National de Recherche et de Sécurité publie des notes d’information destinées au monde du travail ou à l’habitat sur les précautions à prendre à l’égard des champs électriques et magnétiques.

Champs électriques et pacemakers

Champs des lignes HT et transformateurs

L’organisation Mondiale de la Santé, l’OMS, a aussi affiché sa position à l’égard des antennes de téléphonie mobile et la santé publique dans la note ci-dessous :

Note OMS stations téléphone mobile

A l’échelle nationale, le « Grenelle des Ondes » a eu lieu au printemps 2009. Il en est sorti un consensus d’une part sur l’innocuité des antennes relais et d’autre part la nécessité de renforcer l’attention sur les usages des appareils mobiles et l’efficacité des dispositifs d’information et de concertation orientés vers la population.

Communiqué de presse du Ministère de l’écologie 25 mai 2009

L’Afsset, l’Agence Française de Sécurité Sanitaire Environnement et Travail, a publié le 16 octobre 2009 une mise à jour sur les connaissances accumulées jusqu’à présent sur les radiofréquences. La présentation des résultats de cette mise à jour est disponible sur le site de l’Afsset:

Mise à jour expertise sur les radiofréquences      et le rapport est disponible ici.

Le « Grenelle des ondes » a décidé d’installer un comité opérationnel pour, entre autres, expérimenter un plafond des valeurs de champ électrique drastiquement plus faible qu’aujourd’hui, et pour expérimenter des procédures d’information et de concertation plus efficaces.

Communiqué de presse du Ministère de l’écologie 18 juin 2009

Communiqué de presse du Ministère de l’écologie 7 juillet 2009

La procédure de candidature pour les villes qui veulent participer à ces expérimentations a été ouverte le 18 septembre 2009 (je n’y suis pas arrivé le 17).

Communiqué de presse du Ministère de l’écologie 17 septembre 2009

Une antenne relais pour téléphones mobiles, est-ce interdit?

Bonne question aussi, puisque la presse résonne dès qu’une décision en référé impose le démontage d’une antenne, en particulier depuis le cas de Tassin la Demi-Lune au printemps 2009 ou plus récemment dans le 13° à Paris. Ces décisions, basées sur le trouble de voisinage créé par l’inquiétude provoquée par le manque d’information des riverains ne reposent pas sur une autorisation ou une interdiction d’implanter une antenne relais, mais sur l’obligation d’informer les riverains.

Dans l’autre sens, les opérateurs ont obtenu des annulations de référés au dépens des plaignants et voici quelques exemples :

Une antenne relais : et ailleurs?

Dans les autres pays européens, les plafonds réglementaires sont les mêmes qu’en France, puisque c’est une directive européenne qui s’applique.

Ainsi, à titre d’exemple, la fiche d’information de l’antenne relais sur le château de Bug Werfen au dessus de la ville de Salzburg en Autriche mentionne les distances de sécurité à maintenir pour rester au dessous de ces plafonds, et les valeurs de ces plafonds :

             41 V/m pour la bande de 900Mhz
58 V/m pour la bande de 1800Mhz
61 V/m pour la bande de 2200Mhz

 Ces valeurs plafond sont les mêmes en France et donc à Mennecy.

 Fiche antenne Bug Werfen

L’exemple de Salzburg ne doit rien au hasard. La région de Salzburg a en effet été innovante car c’est le premier endroit dans le monde où des autorités administratives se sont demandées si le développement des réseaux de téléphonie mobile n’allait pas révéler un problème sanitaire. La région a alors consulté des scientifiques, a organisé un congrès qui a débouché sur la “résolution de Salzburg” qui demande un plafond de 0,6 V/m pour la contribution des antennes relais au champ électrique mesuré dans les lieux de vie.

Résolution de Salzburg

Plus près de nous, la ville de Paris a aussi pris une posture de prudence en signant une charte avec les 3 opérateurs de téléphonie mobile le 21 mars 2003 pour encadrer l’installation, le fonctionnement et le démontage des antennes relais.

Cette charte cherche à plafonner la contribution des antennes relais au champ électrique total. La limite est fixée à 2V/m en “équivalent 900Mhz”, valeur calculée sur une moyenne des valeurs mesurées en continu pendant 24h pour un habitant typique de Paris.

Charte de Paris (2003)

Plus récemment, poussée par l’arrivée de la 4G et la demande des opérateurs pour déployer de nouvelles antennes 4G, la ville de Paris a décidé de mettre au point avec les opérateurs une nouvelle charte qui tient compte de l’expérience accumulée avec celle de 2003 et en particulier de ses limites en termes de pertinence ou d’intérêt général.

Charte de Paris (2012)

Une antenne relais : comment mesurer le champ électrique rayonné?

Une antenne rayonne de l’énergie, comme une lampe électrique. La lumière émise par une lampe est une onde électro-magnétique, une antenne émet aussi des ondes électro-magnétiques. Mais si l’organisme humain peut percevoir la lumière grâce à l’oeil, il ne peut pas percevoir le rayonnement des ondes émises par les antennes radio, nous n’avons aucun organe pour cela. Il faut donc employer des appareils de mesures, et il faut les utiliser de telle façon que les résultats de ces mesures puissent être comparés entre eux, et comparés à des valeurs seuils déterminées au préalable.

Comme pour la lumière, l’énergie rayonnée par une antenne peut être dirigée. Nous connaissons tous le phare maritime, dont le pinceau lumineux est presque parallèle à la surface de la mer. Les antennes relais fonctionnent d’une façon analogue. Il faut donc, pour mesurer leurs effets, être attentif à la disposition géographique des points de mesure, et s’attendre à ce que les valeurs maximales ne soient pas au plus près d’une antenne disposée en hauteur.

C’est une agence nationale qui gère l’attribution des fréquences radio qui encadre ces méthodes de mesures et qui collecte les résultats sur le territoire national.

Plaquette ANFR mesures d’exposition aux ondes

Ces constats ont amené le législateur à imposer un protocole de mesure, c’est le protocole de l’ANFR.

Protocole de l’ANFR

L’ensemble des mesures faites en France est accessible à tous, sur le site

www.cartoradio.fr

Une antenne relais à Mennecy : qu’est-ce qui a été fait ? (au 19 septembre 2009)

Des mesures de champ électrique, beaucoup de recherches sur la réglementation, les enjeux de cette antenne, et une réunion entre les 3 opérateurs, les 7 afuls des Levitt, les ASL des Bréguet et la mairie le 29 juin 2009.

L’association Robin des Toits a aussi été rencontrée deux fois, le 10 août et le 3 septembre.

La recherche sur la réglementation et les enjeux a débouché sur cette page.

Quatre séries de mesures ont été effectuées, le 15 avril, le 29 juillet, le 2 septembre et le 21 octobre.

L’appel aux candidatures pour les expérimentations décidées par le comité opérationnel mis en place le 7 juillet après le Grenelle des Ondes a été lancé le 17 septembre 2009. La candidature de Mennecy a été déposée le 18 septembre.

Cette candidature a ensuite été rejetée par le comité opérationnel mise en place pendant le “Grenelle des ondes”. Toutes les mesures accumulées en 2009 et 2010 restent néanmoins utilisables, et même de plus en plus dans la mesure où leur légitimité a été renforcée par l’adoption par la ville de Paris du protocole de mesures de l’ANFR, comme à Mennecy, plutôt que d’autres protocoles jugés moins réalistes, au mieux, ou complètement fantaisistes, souvent.

Pendant les mesures, toute la ville était au dessous des plafonds les plus exigeants demandés pour la téléphonie mobile (0,6 V/m même à proximité du château d’eau qui est pourtant bardé d’antennes).

En extrapolant, à partir de ces mesures, les champs électriques qui auraient été rayonnés par les antennes de téléphonie mobile si elles avaient alors été utilisées au maximum de leurs capacités, nous avons 3 points à 0,7 V/m, 1,01 V/m et 1,2 V/m, tous les autres sous 0,6 V/m..

Les champs électriques les plus élevés, mesurés à la sonde isotropique large bande (100 khz – 3Ghz), ont été trouvés:

  • dans la cour de l’école des Myrtilles:                                                        1,01 V/m
  • au milieu de la résidence des Acacias, sur l’aire de jeux nord:             0,54 V/m
  • rue de la Jeannotte, à la jonction avec le rond-point “des pompiers.  0,42 V/m
  • sur le parking du Netto:                                                                             0,51 V/m

La 4ème série a été faite avec une sonde isotropique basse fréquence, 5hz – 400khz. Le protocole ANFR exige en effet une exploration des fréquences à partir de 9khz. Les émetteurs au dessous de 100khz sont rares, mais nous en avons un dans notre environnement, Sainte Assise. Le point choisi, le parking du Netto, est en vue directe de ces antennes, il en est éloigné de 10km. La valeur trouvée, près de 28V/m, est remarquable. Elle est essentiellement fournie par Sainte Assise, puisque dans cette plage de fréquences, l’analyse spectrale a trouvé Radio France, France Ble IdF et le Loran-C, mais à des valeurs inférieures à 1V/m. Il n’y a pas de lignes électriques aux abords de ce point. Le plafond réglementaire est atteint à cet endroit,  dans la plage des très basses fréquences seulement.

Dans la cour de l’école des Myrtilles, l’analyse démontre que l’origine du champ électrique est France Bleu IdF, un émetteur ondes moyennes situé à Villebon sur Yvette (864 Khz, 300Kw, 20km) puis Radio France grandes ondes (162 Khz, 1000Kw, 155km) et enfin l’émetteur Loran-C de Lessay près de Saint-Lô (100khz, 250Kw, 300km). Le radar de navigation aérienne de Palaiseau (2763 et 2786Mhz, 1000 impulsions/s, 16Kw) contribue très significativement.

Le téléphone sans fil dans le bureau de la directrice reste aussi un peu supérieur aux valeurs du téléphone mobile. L’ensemble atteint 1V/m.

Notez bien que l’analyse ne concerne que les fréquences supérieures à 100khz, l’influence de la ligne électrique haute tension et celle des antennes de Sainte-Assise n’est donc pas étudiée.

Ce site, même s’il est très éloigné du chateau d’eau, est exposé à un champ électrique plus élevé que dans le reste de la ville, car il est exposé à des sources très puissantes et très lointaines, très basses sur l’horizon, et pour lesquelles il n’y a pas de constructions environnantes qui feraient écran. La valeur totale du champ reste cependant très modeste.

Aux Acacias, à 250m du chateau d’eau, le champ extrapolé créé par les antennes à 900 Mhz atteint 0,7 V/m. C’est celui créé par l’antenne 900 Mhz de Bouygues si elle est utilisée au maximum de sa capacité. Au moment de la mesure, la valeur du champ électrique était nettement plus faible, très certainement parce que la quantité de communications établies à travers cette antenne était réduite.

Notez à cette occasion que les mesures présentées sont donc supérieures aux mesures faites sur le terrain, contraitement aux affirmations de l’association Robin des Toîts selon laquelle les opérateurs manipulent les mesures en abaissant volontairement la puissance des émetteurs pendant ces mesures.

Sur la rue de la Jeannotte, le site analysé est exposé aux 2 chateaux d’eau, Mennecy et Ormoy. A cause de l’absence d’écrans constitués par des constructions proches, on retrouve à peu près les mêmes émissions qu’à l’école des Myrtilles, tout en restant dans des valeurs très basses.

Sur le parking du Netto, sur une position où étaient visibles le château d’eau de Mennecy, le MacDonald et son Wifi, l’antenne des pompiers, le château d’eau d’Ormoy, la ligne HT d’Altis et les antennes de Sainte Assise. Le cumul de toutes ces sources atteint à cet endroit 0,8 V/m, pour une grosse moitié due aux émetteurs radio/radars déjà perçus aux Myrtilles et une petite moitié au téléphone mobile.

Contrairement à toute attente, la zone au pied du château d’eau de Mennecy n’est pas la plus exposée. Les valeurs trouvées rue de la Roche Colleau ou rue Paul Gauguin atteignent 0,4V/m au total, et deviennent à peine mesurables au-delà de 500m de distance.

Le projet des opérateurs au Centre Commercial de la Verville ne concerne que du 3G. Les mesures autour du chateau d’eau permettent d’isoler le champ électrique rayonnné par des antennes 3G. Ce sont les fréqiuences autour de 2100 Mhz. Sachant que la puissance rayonnée par ce projet serait comparable à celle du Chateau d’eau dans cette plage de fréquences, il est interessant de les ressortir de l’ensemble.

Les valeurs trouvées autour du chateau d’eau et pour le 3G seulement ont été les suivantes:

  • 0,3 V/m aux Acacias, à 250m des antennes de Mennecy
  • 0,1 V/m sur le parking du Netto, à 410m des antennes de Mennecy et 570m des antennes d’Ormoy
  • 0,3 V/m à la jonction Jeannotte/Rond Point des pompiers, à 550m des antennes de Mennecy et 410m des antennes d’Ormoy

Ces valeurs représentent bien ce qui apparaîtrait avec une antenne relais placée dans le sud de la ville et conforme aux descriptions données aujourd’hui par les opérateurs.

Il circule des informations, essentiellement via un tract de Robin des Toîts à propos d’une antenne de forte puissance. Il s’agit forcément d’un autre projet, que la municipalité ne connaît pas.

Une antenne relais à Mennecy: revenons sur terre!

Nous l’avons vu plus haut, une antenne rayonne des ondes électro-magnétiques comme une lampe puisque la lumière est aussi une onde électro-magnétique. Alors comparons.

Une antenne relais typique pour une zone comme Mennecy, où les antennes sont assez éloignées les unes des autres, rayonne avec une puissance de 40 Watts.

Un lampadaire ordinaire, pour une rue modeste comme celles des Levitt, éclaire avec une puissance de 70 Watts.

Imaginez le chateau d’eau de Mennecy où les antennes des 3 opérateurs seraient remplacées par une dizaine de lampes de 40W sur le mat central. C’est ce à quoi il faut comparer le rayonnement des antennes d’aujourd’hui.

Chacun sait que la lumière rayonnée par les lampadaires n’est pas dangereuse. Beaucoup réclament même un meilleur éclairage des rues. Pourtant la lumière peut-être dangereuse. Celle du soleil, par exemple, pourtant une source naturelle, car elle peut bruler la peau, bruler la rétine de l’oeil et provoquer des cancers de la peau. Il faut s’exposer à la lumière du soleil avec mesure car la “dose de soleil” que chacun peut absorber est limitée. Et aucune association n’a encore interpelé un maire pour interdire le soleil sur le territoire d’une commune ou au moins abaisser l’éclairage du soleil.

C’est le même raisonnement avec les ondes rayonnées par des émetteurs radio. Il y a des émetteurs vraiment puissants dont il faut rester distant, et des émetteurs, artificiels ou naturels, avec lesquels nous pouvons vivre, dans la mesure où l’exposition reste modérée. Ainsi, toujours pour avoir une idée de l’échelle des puissances, voici une liste d’émetteurs du voisinage de Mennecy:

  • Un relais de communication pour les sous-marins :            2.000.000      watts
    (Il s’agit des antennes de Sainte Assise à 10km de Mennecy)
  • Les émetteurs TV de la Tour Eiffel:                                      1.800.000      watts
  • L’émetteur AM de Radio France près de Bourges:             1.000.000      watts
    (la nuit, mais le jour, 2 fois plus)
  • L’émetteur AM de Villebon sur Yvette:                                   300.000      watts
  • Loran-C à Lessay:                                                                        250.000     watts
  • Le radar de Palaiseau:                                                                    16.000      watts
    (à pondérer, car il marche par impulsions et l’antenne tourne)
  • Radio France à Melun:                                                                        300      watts
  • Radio France à Etampes, Brétigny et Videlles:                               100      watts
  • UN relais téléphone mobile utilisé à son maximum:                        40      watts
  • Téléphone mobile:                                                                                   2      watts
  • point d’acces Wifi domestique:                                                              0,1   watts
  • base DECT avec une conversation en cours:                                      0,01 watts
  • Oreillette BlueTooth (classe 3, “normale”)                                         0,001 watts

Parmi les émetteurs radio qui nous entourent dans la ville, la puissance varie d’un facteur 2 milliards!
Entre un relais de téléphonie mobile et SainteAssise, la puissance varie d’un facteur 50.000